Les cinq instruments magiques d’un traducteur professionnel

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Parler d’un traducteur professionnel, c’est sans doute évoquer ses connaissances linguistiques avancées. Ensuite viennent ses qualifications et sa spécialisation dans un domaine d’activité particulier. Mais ce n’est pas tout ! Certaines branches de la traduction spécialisée requièrent des compétences techniques de haut niveau. De plus, un bon traducteur a toujours ses objets magiques qui lui permettent de réussir son projet et de perfectionner son travail. Nous parlons notamment des instruments qui l’aident à mieux organiser sa tâche et à raccourcir ses délais d’exécution. Ces moyens ajoutent au travail manuel humain du traducteur une touche de modernité et de grande technologie.

Maîtrise de langue cible :

Sans la maîtrise parfaite de langue d’arrivée, nous ne pouvons pas parler d’un travail de traduction d’une grande qualité. Pour cela, les agences de traduction professionnelles comptent uniquement sur des traducteurs natifs de la langue ciblée. C’est de cette manière qu’elles peuvent garantir la localisation parfaite des textes à traduire. Cela ne concerne pas uniquement le choix de la terminologie exacte en passant d’une langue à une autre. Mais aussi, l’adaptation optimale du contenu à la culture et aux habitudes de l’interlocuteur dans le pays étranger voulu. Celui-ci ne doit pas remarquer qu’il s’agit d’une traduction littérale, sans cohérence. Au contraire, une traduction réussie transmet fidèlement le message d’origine tout en l’adaptant aux préférences de celui qui le reçoit.

Outils d’aide à la traduction automatique :

Il s’agit d’une technologie moderne et innovante qui s’ajoute au travail manuel du traducteur afin d’en optimiser la qualité. Attention toutefois, nous ne parlons pas de traducteurs automatiques à proprement dit. Mais plutôt, d’outils de Traduction assistée par ordinateur (TAO) qui proposent des résultats plus fiables. Ces logiciels font actuellement partie du quotidien de tous les traducteurs professionnels qui veulent accélérer leur travail. Mais, cela ne remplace en aucun cas l’intervention humaine d’un expert natif réellement qualifié dans le domaine.

Il existe bien évidemment des logiciels payants et d’autres qui sont gratuitement téléchargeables. C’est le cas de l’incontournable OmegaT qui fonctionne sur Windows, Linux et sur MacOS et qui accepte des fichiers de plusieurs formats. Parmi ses principaux avantages, la création de glossaires de traduction pour chaque paire de langues et la vérification orthographique intégrale.

Bibliothèques de données :

Ceci est un atout très important pour un travail de traduction organisé et bien cohérent. Les bons traducteurs se chargent toujours de la création de bibliothèques de données pour leurs clients fidèles. Cela veut dire des mémoires de traduction qui permettent d’enchaîner les projets qui concernent le même client. Ils assurent l’utilisation du même vocabulaire et jargon spécialisé pour les traductions futures. Au résultat, le traducteur obtient des contenus cohérents et évite de reprendre la traduction concernant les passages qui se répètent.

Une mémoire de traduction définit rapidement les segments identiques dans une même paire de langues spécifique. Ensuite, elle propose automatiquement la traduction et en garde une copie. Cela fait beaucoup gagner en temps et garantit surtout l’homogénéité du contenu.

Glossaires et dictionnaires bilingues :

Les ressources terminologiques propres à chaque langue et à chaque domaine aident beaucoup le traducteur à réussir sa traduction. Mais attention, il ne s’agit pas d’un élément accessoire. Un bon traducteur doit obligatoirement collecter toutes les sources de documentation qui concernent son projet. Cela inclut les dictionnaires monolingues et bilingues, les lexiques, les glossaires spécialisés et toutes les ressources relatives au vocabulaire approprié. N’oublions pas aussi qu’à chaque domaine son jargon spécifique et donc sa base de terminologie particulière. Alors, pour partir sur de bons rails, le traducteur professionnel doit collecter toutes ces ressources pour trouver des équivalences exactes. En particulier, pour les domaines complexes comme le droit et la science.

Documentation type et échantillons :

Ceci est important pour traduire des documents formels dont la structure et la mise en page sont un peu spécifiques. Prenons l’exemple d’un traducteur qui traite un contrat de franchise dans une langue étrangère spécifique. Il doit adapter la structure de ce document juridique aux exigences réglementaires du pays qu’il cible. Autrement, le résultat qu’il va envoyer finalement au client ne peut pas être utilisable dans le système de droit étranger. Alors, pour éviter les conséquences d’une mauvaise traduction, il faut collecter des échantillons de contrats types.

De cette manière, le traducteur aura un aperçu sur les clauses obligatoires et facultatives, leur disposition, ordre, rédaction et typographie. Il peut ainsi adapter la version originale aux attentes de celui qui va la recevoir et l’utiliser.